Culture et patrimoine

La Ville de Marvejols, la Communauté de Communes du Gévaudan, l’Office de Tourisme du Commerce et de la Culture Gévaudan Destination, les associations… organisent, tout au long de l’année, de nombreuses manifestations culturelles.

Les musées et autres équipements permettent aux habitants et aux visiteurs de s’imprégner de l’histoire et de la culture locale et de découvrir la richesse du patrimoine médiéval et industriel de la ville.

Les Estivales de Marvejols

Initiées en 2018, les Estivales sont une série d’animations et de spectacles proposés gratuitement à Marvejols au cours de l’été.

Tous les jeudis, à partir du 4 juillet, les Marvejolaises et Marvejolais, les visiteurs et touristes, les enfants, parents, grands-parents… sont invités dès 19h, place de l’église, en cœur de ville et dans un cadre exceptionnel, pour des soirées musicales diverses et variées.

Tous les jeudis, se retrouver.
Chanter, danser, rire, manger, découvrir, aimer, partager, s’amuser, profiter.
D’un instant, d’une soirée.
En famille, en couple, entre amis.
Les Estivales de Marvejols ont été imaginées pour les Marvejolais et les visiteurs.
Pour les plus petits, les plus grands.
Des soirées populaires.
Où l’on découvre le plaisir de flâner.
Où l’on apprécie le cadre intimiste de la place de l’église.
Plus qu’une case à cocher dans le calendrier, c’est un concept.
Une soirée, un thème. Une ambiance.
Des produits du terroir à grignoter, une boisson à siroter.
Au choix.
Sans contrainte : l’entrée est gratuite.
Il n’y a plus qu’à se laisser porter.

Chaque année, la Ville de Marvejols reçoit, en septembre, les Internationales de la guitare.

La Fête votive

Chaque année, le week-end du 15 août, la Fête votive, organisée par la Ville et ses partenaires, fait vibrer le coeur de Marvejols.

Depuis 2022, les chars fleuris ont fait leur retour pour deux défilés qui perment de clôturer, de la plus belle des manières, ces quelques jours de festivités.

Les expositions

Depuis 2022, la Ville de Marvejols propose en moyenne trois expositions par an, souvent créées en collaboration avec les Archives départementales de la Lozère et présentées au sein de l’Office de Tourisme du Commerce et de la Culture.

Les expositions 2023 :

  • La Peste en Gévaudan et l’ancien Couvent des Cordeliers de Marvejols
  • Fêtes par-ci par-là

Le cinéma et la saison culturelle intercommunale

La Communauté de Communes du Gévaudan a misé sur la culture comme axe de développement et d’attractivité de son territoire en reprenant, dès avril 2022, l’exploitation du cinéma Le Trianon et en instaurant, en septembre de la même année, une saison culturelle.

Le cinéma Le Trianon

Le Trianon, cinéma de proximité, de convivialité et de qualité labellisé « Art & Essai », propose une programmation éclectique, adaptée à chaque public avec des temps pour les enfants, des ciné-débats, des sorties nationales de films grand public français et internationaux…

Avec ses 177 places et ses trois séances en moyenne par jour, il s’érige en totem du renouveau culturel du territoire du Gévaudan.

La saison culturelle

Depuis septembre 2022, une saison culturelle hors les murs est mise en œuvre à raison d’un spectacle par mois en moyenne sur l’ensemble du territoire de la Communauté de Communes. La saison, construite en partenariat avec les acteurs institutionnels et culturels du territoire (DRAC Occitanie, Département de la Lozère, Occitanie en Scène, Détours du monde, Scènes Croisées de Lozère…) est pluridisciplinaire : théâtre classique et contemporain, comédie, musique classique et contemporaine, cirque, spectacle pour enfant, danse…

La Médiathèque du Gévaudan « Jules Roujon »

Ancienne bibiothèque de Marvejols, la médiathèque intercommunale accueille les habitants du territoire et les visiteurs dans un superbe bâtiment style « Art nouveau » en plein coeur du square municipal
« Olivier de Framond ».

L’Office de Tourisme du Commerce et de la Culture Gévaudan Destination

L’office de tourisme a été enrichi des missions commerce et culture dans l’objectif de créer un guichet unique autour de trois thématiques très liées qui s’adressent à la fois aux visiteurs et aux habitants du territoire.

Gévaudan Destination a pour objectif de mettre en valeur l’identité culturelle du territoire, en proposant des actions valorisant les patrimoines culturel et naturel. Il collabore avec les associations et partenaires locaux, départementaux et régionaux, coordonne les programmations sur le territoire, favorise la diffusion des arts et la diversité des pratiques artistiques, propose des animations…

L’aménagement de l’ancien tribunal permet également à l’Office de Tourisme du Commerce et de la Culture de programmer des expositions.

par René Alla, historien local

Le secteur de Marvejols, depuis la préhistoire a été occupé par l’homme, au moins depuis 6000 ans. Tout autour, des menhirs, dolmens, tumuli. Avec l’âge de fer, les celtes arrivent en Gaule. De leur capitale locale, Andéritum (Javols) ils envoient une forte troupe de cavaliers pour délivrer Vercingétorix assiégé dans Alésia, mais en vain. Voici donc les Romains, ou plutôt leur civilisation. Dans la ville, on n’a pas trouvé de preuve de la présence Celte. Par contre, depuis 1970, deux villas découvertes, l’une presque au centre, l’autre à la Coustarade, indiquent l’implantation gallo-romaine.

Il faut arriver à l’an 1060 pour avoir une mention écrite. Le seigneur cède une partie du terroir (village ?) aux moines de Saint Victor de Marseille.

Aux XIIe et XIIIe siècles, la ville grandit, comme partout ailleurs.

Le Baron de Peyre, un des sept du Gévaudan, seigneur de la région, octroie à ses serfs, en 1261, une charte dont la cité profite.

Par mariage, la province est passée sous la dépendance des rois d’Aragon. Des relations se créent avec l’Espagne, relations économiques et culturelles qui se perpétueront pendant des siècles et laisseront notamment des « logias », des ferronneries ventrues aux fenêtres. La province passera au roi de France en 1258 (traité de Corbeil).

Au tout début du XIIIe siècle, avec la croisade des Albigeois, s’installent les Dominicains (1230) pour combattre l’hérésie cathare. A la même date, le troubadour Bernat Sicard de Marvejols, s’élève contre la guerre civile qui a détruit le Midi, dans ses « Sirventes ».

L’an 1307 voit l’entente définitive (acte de paréage – feuda Gabalorum) entre le roi et l’évêque – comte du Gévaudan, sur la délimitation de leurs biens propres à chacun et sur leurs biens communs. Marvejols devient le centre administratif de la propriété royale, avec un bailli. Une cour est créée. Les états de la Province siègeront, alternativement, chaque année, à Mende et à Marvejols.

En 1307 – 1308, on endigue la rivière, la Colagne, dont on a peur des crues dévastatrices.

Voici la triste période de la Guerre de Cent Ans (1337-1453).

Situé à la limite de la Guyenne et du Rouergue, terres anglaises, les troupes assaillent le Gévaudan et Marvejols. On répare le fort, les fortifications.

En 1386, seule, la ville résiste aux incursions. Pour ajouter encore de la calamité, la peste, en 1348, décime la population en même temps que les mercenaires, gens de sacs et de cordes, qui ne vivent que pour le pillage.

Enfin, Bertrand Duguesclin, délivre le pays, mais meurt à Chateauneuf de Randon (1380).

L’Eglise Notre-Dame se détache du prieuré du Colagnet en 1410 et devient paroissiale.

Nouvelle catastrophe pour la cité : la Réforme. Son suzerain, le Baron de Peyre, épouse Marie de Crussol, protestante ; il adopte la nouvelle religion. Cela fait tâche d’huile dans son entourage et dans la ville. La saint Barthélémy (24 août 1572) compte le baron au nombre des assassinés.

Son capitaine, Mathieu Merle, avec une armée, se rend maître du Gévaudan. Sur demande de secours comte évêque, le roi envoie le duc de Joyeuse qui prend le Malzieu, arrive à Marvejols, la bombarde avec 1200 boulets. Des brêches ouvertes, voyant l’assaut imminent, les habitants demandent merci. On les laisse sortir par la porte du Soubeyran, sans rien emporter. Les soldats se précipitent sur les pauvres gens pour les dépouiller. Devant leur essai de résistance, ils les tuent, les violent. Sur 5000 personnes, 500 survécurent. Pour compléter l’horreur, après le sac de la ville, le feu est mis partout par de St Vidal. Il ne reste qu’un monceau de ruines. Le château de Peyre est attaqué et pris. L’Edit de Nantes (1589) donne 100 villes aux protestants dont Marvejols. Quand Henri de Navarre devint roi, il aida Marvejols pour sa reconstruction, fortifications, château-fort sont réédifiés. Sur les trois portes, des inscriptions remercient Henri IV, Père de la Patrie.

La révocation de l’Edit de Nantes par celui de Fontainebleau (1685) fut fatale au pays qui se vida d’une partie de la population et de ses richesses au profit des pays voisins. A Marvejols, les protestants abjurèrent en masse, devant l’évêque, le 7 octobre 1685 ; cela n’empêchera pas les dragonnades: 50 cavaliers logèrent chez les adeptes R.P.R.

Quand la ville était mi-catholique, mi-protestante, les consuls alternaient dans chaque culte, tous les ans: belle preuve de tolérance pour l’époque;

L’épouvante revient avec la peste en 1720-1721, venant de Marseille. Elle tue plus de la moitié de la population, 1800 habitants. toutes les précautions prises n’ont pu empêcher le désastre.

La Bête du Gévaudan (1764-1767) qui mangea une centaine de personnes ne passa pas inaperçue : troupe à loger, rabatteurs à fournir, et payer le tout.

La révolution de 1789 secoue à nouveau la région. La province devient le département de la Lozère. Charrier, notaire à Nasbinals, part en guerre, sur les « Ordres des Princes », prend Marvejols (27 mai 1793), pillage et tuerie, Mende, Chanac et se retire. Pris et jugé, il est exécuté à Rodez (17 juillet 1793).

Depuis, le Gévaudan-Lozère a suivi la vie commune du Pays.

Je n’ai pas parlé des calamités naturelles nombreuses, surtout aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui ont créé des difficultés et famines: inondations, sècheresses, gelées tardives, etc. ni des bandes qui, aux époques troubles ont commis forces exactions: vols assassinats incendies.

Ce coup d’œil rapide, donc succinct, montre tout de même qu’une petite ville, loin des frontières, a subi nombre de calamités qui l’ont à moitié (1348-1721) ou presque en entier (1586) dépeuplée. Sous la coupe des rois d’Aragon, des comtes de Toulouse, des rois de France en même temps que celle des seigneurs de Peyre, des contes-évêques de Mende, elle a vécu en supportant les vicissitudes des uns et des autres, leurs luttes intestines. La population, hors quelques périodes heureuses, fut prise par les guerres, les épidémies, les famines. Son courage, pour subsister n’est-il pas admirable ? de même que son esprit de tolérance ?

Revenir en haut de page