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Revitalisation du centre-bourg

Revitalisation du centre-bourg : un projet pour maintenir

la centralité, l’attractivité et l’animation en cœur de ville

Doté d’une histoire riche et d’un patrimoine remarquable, le centre-bourg de Marvejols occupe un rôle clé dans l’organisation du bassin de vie. Mais comme de nombreux centres-bourgs ruraux, de profondes mutations ont touché celui de Marvejols : déprise démographique et commerciale, dégradation du bâti et du cadre de vie, atténuation du lien social, manque
d’ergonomie des espaces publics…
Des efforts ont été faits ces dernières années en faveur de la revitalisation du centre-bourg par le biais de l’opération « Cœur de Ville ». Ces actions se sont concrétisées par des aides conséquentes à la rénovation de l’habitat ou encore à la valorisation de l’activité et des locaux commerciaux, ainsi que par la réalisation d’un concours d’idées sur l’aménagement des espaces publics en relation avec la population et les associations.
C’est donc dans le but de poursuivre cette dynamique en faveur du centre-bourg que la ville de Marvejols a été invitée à réaliser un dossier de candidature pour participer à l’Appel à Manifestation d’Intérêt « revitalisation des centres-bourgs ».

Un appel à manifestation d’intérêt porté par l’État

L’AMI est un dispositif interministériel et expérimental lancé en juin 2014, qui doit permettre à 54 villes (parmi les 300 candidatures) de pouvoir réaliser un projet de revitalisation en créant une offre de logements, de commerces, d’équipements et de services adaptés aux habitants.
L’objectif principal de cet AMI est de redynamiser des territoires qui présentent de vraies difficultés. Ce programme vise plusieurs objectifs en faveur de la revitalisation des centres-bourgs :
–  dynamiser l’économie des bassins de vie ruraux et périurbains, en développant des activités productives et résidentielles
– améliorer le cadre de vie des populations, en offrant notamment des logements de qualité et un meilleur accès aux services de proximité
– accompagner la transition écologique des territoires et limiter l’artificialisation des sols liée à l’étalement urbain.

La ville de Marvejols fait partie des 54 lauréates à ce projet expérimental, porté à la fois par la commune de Marvejols et la communauté de communes du Gévaudan. La nomination à l’AMI « centres-bourgs » a permis à la ville de Marvejols d’obtenir des co-financements de l’État. Ces aides ont été attribuées à la commune de Marvejols par la signature d’une convention avec l’État, débloquant des crédits du Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire pour financer dans un premier temps les actions d’ingénierie (études, concertation et communication) nécessaire à l’élaboration du projet et de son animation.

Redonner envie de vivre en centre-ville

Dans un second temps (fin 2016), une convention opérationnelle sera signée avec l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) et l’État pour mettre en place une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat. Ses actions porteront majoritairement en cœur de ville mais le reste du territoire de la communauté de communes pourra bénéficier d’une partie de ces aides. Cette convention sera aussi le fer de lance du programme opérationnel de la revitalisation du centre-bourg, son intérêt étant de définir des actions fortes à mener sur le centre-bourg de Marvejols dans les années à venir et d’y établir un plan de financement réaliste et équilibré. Une stratégie à développer pour redynamiser le centre-bourg. L’objectif de ce projet étant de redonner envie de vivre en centre-ville, ses enjeux doivent permettre de lancer une dynamique en se basant sur les atouts du centre-bourg. La revitalisation passe par l’amélioration de
l’habitat afin de répondre aux besoins de la population en matière de logements.

Il s’agit de lutter contre l’habitat dégradé et de remettre sur le marché des logements vacants autrefois indignes pour proposer une offre de logements qui répondent aux exigences actuelles en matière de confort et de norme. La richesse patrimoniale et architecturale du centre-bourg sera mise en valeur par le biais de cette opération. Elle contribue à la pérennité de la réhabilitation de l’habitat, à la promotion touristique et donc indirectement à la relance de l’économie et de l’amélioration du cadre de vie.
Il convient, par le biais de ce projet, de travailler sur l’identité commerciale, artisanale et culturelle en soutenant les initiatives locales
ainsi qu’en favorisant l’implantation et la relocation d’activités en centre-bourg. Les actions de ce projet auront pour but de revaloriser l’image du centre-bourg et de la commune.

L’association de partenaires publics et privés dans cette démarche, ainsi que la participation des habitants, des professionnels et des associations, doit permettre de créer une émulation autour de ce projet afin d’assurer la faisabilité de ces actions, ainsi que leur financement. Au final, l’impact de ce projet doit profiter au territoire de l’Ouest Lozérien et à la relance de la ville de Marvejols.

27 janvier 2017

Centre-ville : un cœur à faire battre

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La municipalité de Marvejols organisait, jeudi 26 janvier à la salle polyvalente, une réunion publique. L’occasion pour la population de découvrir des pistes de travail pour la revitalisation du centre-ville.

Image1« Ce rendez-vous revêt une importance particulière. » A la tribune, le maire, Marcel Merle a ouvert la séance. Un discours bref mais clair rappelant « l’étonnante capacité de notre bassin de vie à résister, à créer, à innover ». Et c’est dans cet état d’esprit qu’il entend mobiliser les forces. Le projet de revitalisation du centre-ville, disait-il, « doit témoigner non seulement du dynamisme de nos commerçants et artisans mais aussi de la vigueur de notre tissu associatif, de la richesse des initiatives locales ». Chacun est concerné. Et il convient de se mobiliser, encore. Car, comme le soulignait Marc Moulis, adjoint en charge du projet, « le train ne passera pas deux fois. Il faut qu’on monte dans le wagon ». Insistant : « Nous ne sommes pas plus en retard que d’autres communes qui, comme nous, mène ce travail. Nous devons agir pour que Marvejols retrouve son lustre ».

présentation réunion publique 26-01-2017

Missionné pour cette étude dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI), le groupement composé de la SCP Bonnet-Teissier (architectes), SYNAE (consultants en développement économique) et Urban Projects (programmation urbaine) s’est donc penché sur la situation de Marvejols. A étudié ses atouts, ses faiblesses. Les secteurs à panser, à repenser. C’est tout ce travail qui a d’abord été exposé aux quelque 100 habitants ayant bravé le froid pour assister à cette réunion publique. Si les points faibles sont indéniables (forte vacance des locaux, nombreuses dégradations, manque de locomotives commerciales…), il convient aussi de remarquer des points forts tels que la diversité des activités du centre, le dynamisme de l’association des commerçants, la richesse du patrimoine… Et c’est bel et bien sur ces atouts que la Ville souhaite s’appuyer pour mener à bien ce projet.

Image2Pour ce faire, le cabinet d’études a proposé deux scénarios d’aménagement avec une condition commune : mettre l’accent sur la place Cordesse. Où l’on peut imaginer un stationnement évolutif, permettant de s’adapter à la vie de la place, une revalorisation du patrimoine, un éclairage urbain favorisant la vie de la place et la mise en valeur des façades… Bref, faire de cette place le cœur de la ville. Un lieu central et convivial.

Dans leur exposé, Michel Teissier, Mathieu Albouy et Anaïs Fouilloux, représentant le groupement en charge de l’étude, ont insisté sur le fait qu’il ne s’agit que d’un projet. Et de marteler : « Rien n’est figé. On aurait pu vous proposer dix scénarios. Il y a forcément une notion de choix. L’objectif n’est pas de dire qu’il faut choisir le scénario 1 ou le scénario 2 ». Marc Moulis appuyait d’ailleurs : « L’idéal serait de faire un mix des deux ». Ces précisions faites, la présentation des scénarios pouvait commencer (lire par ailleurs).

Ces bases de travail évoquées, le public était invité à réagir (lire par ailleurs). Chacun a donc pu faire part de ses remarques (positives ou négatives) mais aussi poser des questions. Des échanges nourris qui permettront d’affiner le projet. Et le maire d’insister : « Il ne tient qu’à nous de transformer l’essai ». Plus qu’un pari, un véritable challenge se présente aujourd’hui à Marvejols. A tous les Marvejolais. Car, c’est bien connu, seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

Deux scénarios, des multitudes de possibilités

Image7La première projection se penche sur la consolidation commerciale et la valorisation patrimoniale. Il s’agit là, entre autres, d’insister sur les entrées de la ville. Les portes historiques, bien sûr, mais aussi les portes ouest et est (côté église et place du Barry). Parmi les pistes évoquées : un travail sur la signalétique pour bien identifier ces quatre entrées, une sécurisation des espaces et cheminements piétons, la conservation en l’état des stationnements sur les places du Barry et de la Coustarade. Côté place du Soubeyran, ce scénario prévoit notamment de conserver une partie des stationnements pour créer une véritable place publique qui s’étendrait jusqu’à l’ancien tribunal alors transformé en office des commerces et du tourisme. Autre axe de travail : la promenade des berges. Qui pourrait devenir un vrai lieu d’animation. Pour ce faire, le cabinet d’études propose l’installation d’un mobilier urbain spécifique : des tables de pique-nique, des bancs… mais également des aménagements qui invitent au bon vivre : des jeux, un boulodrome, etc.


Image9Le second scénario
nécessite de travailler sur la consolidation commerciale et la forte diversification. Ici, on part du principe que les portes historiques sont naturellement attractive, le cabinet d’études préconise donc de travailler sur l’axe ouest-est. En insistant, entre autres, sur l’accès depuis la place du Barry. Il imagine alors un accès depuis le croisement de la rue des Teinturiers et la place du Barry vers la place Girou via l’ancienne école des filles. A supposer que le bâtiment sera requalifié (accueillant par exemple des bureaux, une maison de santé ou encore l’ETES), il pourrait être créé une traversée piétonne sur un côté du bâtiment. La place Girou pourrait alors accueillir un jardin public et devenir un lieu partagé entre piétons et automobilistes. De son côté, la place Daurade, récemment rénovée, devrait faire l’objet d’un réaménagement, notamment sur la parcelle piétonne afin d’y trouver une nouvelle attractivité. Des programmes pourrait être envisagés, notamment sur l’immeuble Mercier (équipement pour seniors).

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2 Février 2017

LogoCDFUn outil nouveau mis à la disposition des centres-villes : la coopérative de développement économique

Réunion de présentation en Mairie de Marvejols le 1er Février 2017

DSC_0033Hier soir en Mairie de Marvejols s’est tenue une réunion de présentation du dispositif de coopératives de développement économique. 35 personnes (commerçants, artisans, chefs d’entreprise, professions libérales,…) ont répondu présents et ont pu entendre Thierry Julier Président CCI 48 et Francis Palombi Président de la Confédération des Commerçants de France (CDF). Cette structure rassemble 600 000 points de vente dont 160 000 commerçants de halles et marchés essentiellement des microentreprises-TPE indépendantes des secteurs alimentaire et non alimentaire situés principalement en centre-ville.

Constat : le développement des vacances commerciales ne cesse d’augmenter pour atteindre parfois plus de 20% dont plusieurs secteurs à Marvejols : Cordesse Sadi Carnot à 22 %/ Rue Droite à 46 % /Laine Théron à 66 %.

La CDF, après plusieurs années de travaux de recherches auprès d’autres pays d’Europe et au-delà, est en mesure de proposer un modèle économique susceptible de redonner toute sa puissance aux centres-villes par rapport aux zones commerciales périphériques en vue de retrouver un équilibre.

L’inspiration nous vient du Québec et des Etats-Unis, pays libéraux, qui ont mis en place dans les années 70-80, complété par un texte de loi, les « Sociétés de Développement Commerciales ».  L’objectif : rassembler dans les villes l’ensemble des acteurs économiques par périmètre et bassins de consommation.

Pour la France, nous proposons un modèle connu, jamais utilisé pour la gestion des centres-villes : La Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) que nous appellerons : Coopérative de Développement Économique (CDE).

DSC_0039Le but : rassembler par bassin de consommation, par ville, les acteurs économiques : les artisans, les commerçants, les professions libérales et les acteurs public, consulaires et citoyens (associations de consommateurs)

Les moyens : redonner un véritable pouvoir de proposition aux entreprises pour assumer, cogérer leur ville en coordination avec les acteurs publics et consulaires.

Le résultat : création de services et de partenariats à différents niveaux. En un mot, une véritable boîte à outil pour les acteurs du centre-ville.

Deux éléments déterminants et incontournables :

  • L’embauche d’un directeur, manager ou coordinateur auprès des coopératives et rémunéré principalement par ces dernières,

  • La mise en place d’une plateforme numérique au service des acteurs privés et publics : référencement, géolocalisation, e-commerce, prise de rendez-vous, promotion des services de la ville…

Ce modèle constituera en France une véritable révolution et certainement très bientôt en Europe. Il a été soutenu par le Ministère de l’Économie, validé par le Secrétariat d’État au Commerce, à l’Artisanat, à la Consommation et à l’Économie sociale et solidaire.

DSC_0035Plus de 10 expérimentations pourraient se mettre en place dès le début 2017 : le département de la Lozère, département pilote avec Marvejols mais aussi Langogne – Florac – Saint Chély et Mende, les villes de Cognac, Saintes, Salins-Les-Bains et villes alentours, Tulle, Nice, Marennes, Rochefort, Nantes, Paris la région parisienne en collaboration avec la SEMAEST et la ville de Paris.

Les chambres consulaires régionales, particulièrement les CCI et la CGPME se sont impliquées pour construire ce projet et participent à sa mise en place.

C’est ce modèle innovant qui a été présenté aux participants marvejolais qui ont pu s’exprimer librement. Plusieurs questions sur le financement de la coopérative, le devenir de l’association des commerçants, le marché local et les habitudes de consommation, la place grandissante du digital,…

Monsieur le Maire, Madame Brémond Conseillère départementale et Marc Moulis, Adjoint au Maire ont alimenté les échanges et précisé les possibilités offertes par les collectivités.

La balle est maintenant dans le camp des acteurs économiques de Marvejols pour relever le défi  comme vient de le faire Langogne qui devient ainsi la 1ère commune de France à expérimenter la SCIC ou coopérative de développement économique.

Contacts :

Francis Palombi, Président : f.palombi@cf-cdf.org –  06 82 42 41 78

Sophie Lombard, Déléguée générale : s.lombard@cf-cdf.org – 01 44 79 38 71

Marc Moulis, Adjoint au Maire, référent marc.moulis@ville-marvejols.fr – 06 77 07 84 64